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  • Burkina Faso / Unite - Progres - Justice

Projet d’aménagement du Grand Ouaga : Le schéma directeur expliqué aux journalistes

Le ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat a organisé une conférence de presse ce jeudi 1er octobre 2020, sur le Schéma Directeur d'Aménagement du Grand Ouaga (SDAGO).

 

Animée par Marc OUEDRAOGO, Directeur général de l'Urbanisme, de la viabilisation et de la topographie (DGUVT), entouré de ses collaborateurs et des cadres du Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat.

Le projet d’opérationnalisation du Grand Ouaga est en train de prendre forme. C’est
un Ouagadougou moderne qui présente une nouvelle allure dans son
organisation spatiale que le Schéma directeur d’aménagement du Grand
Ouaga (SDAGO) entend construire. Son adoption permet de doter la
capitale d’un document de référence pour la maîtrise de son
développement. Telle est la conviction du directeur général de
l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie, Marc Ouédraogo, qui,
accompagné de son équipe, a entretenu la presse sur le projet
d’aménagement du Grand Ouaga.
Cette initiative vise à établir un espace urbain de développement socio-économique
prenant en compte les communes périphériques de la capitale. Grand Ouaga,
selon lui, n’est pas une circonscription administrative. « Il est l’espace
géographique compris dans les limites administratives de la commune de
Ouagadougou et des communes de Komki-Ipala, Komsilga, Koubri, Pabré,
Saaba et Tanghin-Dassouri (région du Centre), et les limites
administratives de la commune de Loumbila (région du Plateau Central) »,
a-t-il expliqué.

Le DGUVT, Marc Ouédraogo, encadré à gauche la secrétaire permanente de la
coordination du Programme de développement urbain, Raymonde Namema et à droite
le DG des opérations de contrôle, des aménagements et de la construction, Yacouba
Siko
Le SDAGO, un outil efficace de gestion urbaine de l’espace
Le jeudi 1 er octobre 2020, la Direction générale l’Urbanisme, de la viabilisation et de
la topographie (DGUVT), a partagé avec les Hommes de médias, les grandes
articulations contenues dans le Schéma directeur d’aménagement du Grand Ouaga
(SDAGO) à Ouagadougou. Selon le directeur général de l’urbanisme, Marc
Ouédraogo, le Grand Ouaga couvre une superficie d’environ 3 304 km2 soit 330 400
hectares pour un rayon de 25 km autour de la capitale. La population dans cette aire
géographique selon les projections, sera de 5.322.000 habitants en 2025 contre
3.685045 habitants actuellement. Le SDAGO est un outil qui, du point de vue de
Marc Ouédraogo va favoriser l’élaboration et l’aboutissement d’un processus de
planification et d’intervention dans l’espace commun Grand Ouaga. En d’autres
termes, il va permettre de disposer d’un repère efficace de gestion de l’espace
capitale.
Pour la prise en compte de la commune de Loumbila, Marc Ouédraogo se
veut on ne peut plus précis sur l’appartenance administrative de cette
localité. « Le SDAGO ne modifie en rien la circonscription administrative
des localités. Loumbila relèvera toujours du Plateau Central. Le SDAGO
s’inscrit dans un processus d’amélioration de l’image urbaine de
Ouagadougou et ses localités environnantes », a-t-il déclaré. Il ajoute que
l’ensemble des communes, dont celle de Loumbila, ont unanimement salué
l’initiative et appelé à l’adoption rapide de ce projet.
Le directeur général de l’urbanisme a précisé que la conception et la mise en œuvre
a bénéficié d’une large concertation et de la contribution de tous les départements
ministériels impliqués. Sur les inquiétudes des journalistes notamment les
dispositions prises vis-à-vis des camps militaires, d’une part et le traitement qui sera
réservé aux activités agricoles et maraîchères en prolifération dans le Grand Ouaga,
d’autre part, le DG Ouédraogo a rassuré qu’aucun aspect ne sera occulté. « Les
unités opérationnelles seront délocalisées dans les camps. Il ne restera que les
administrations. Les communes ayant déjà dans leurs plans communaux de
développement la promotion de l’agriculture urbaine, il est clair que ce volet est
véritablement pris en compte dans le processus », a clarifié M. Ouédraogo.

Optimiser l’organisation spatiale de la capitale
Maîtrise de la gestion de l’espace, développement d’infrastructures et
d’activités de productions bien réparties dans l’espace du Grand Ouaga,
maîtrise et préservation des ressources naturelles, amélioration de l’accès
aux services sociaux et à des logements décents. Ce sont là les
propositions que contient le SDAGO adopté le 23 septembre 2020 par le
Conseil des ministres.

Derrière les journalistes l’équipe de la DGUVT venue soutenir les officiels
Selon Marc Ouédraogo, le SDAGO a seulement cinq ans d’échéance. Il va
de 2020 à 2025 avec une estimation financière partielle d’environ 1 135
milliards de francs CFA. Marc Ouédraogo explique qu’avant même son
adoption, plusieurs actions majeures du SDAGO étaient mises en œuvre et
d’autres ont été engagées ou en cours d’exécution.
Ce sont notamment les actions de construction de l’hôpital de
Tengandogo, des quatre échangeurs, de l’Université Thomas-Sankara et
de l’aéroport international de Donsin ; l’extension de la zone industrielle
de Kossodo ; l’aménagement des bretelles d’accès à l’aéroport, de la voie
parallèle à la circulaire (rue 29.253) traversant le camp militaire Général-
Baba-Sy, et la construction de la voie de contournement du Grand Ouaga.

Une vue de participants à la conférence
Le SDAGO entend aussi fournir un schéma directeur de drainage des eaux
pluviales, un schéma de gestion des déchets de la ville, le Plan de
circulation de la ville de Ouagadougou et les Plans d’occupation des sols
des autres communes du Grand Ouaga. « Il donnera également une base
juridique à l’autorité publique pour agir face à l’accentuation de
l’occupation anarchique constatée dans l’utilisation des terres par les
acteurs », ajoute Marc Ouédraogo. Et d’indiquer, que tous les acteurs
intervenant dans l’espace du Grand Ouaga sont tenus de se conformer aux
orientations de SDAGO. « Ainsi, tous les départements ministériels, les collectivités
territoriales concernées, les organisations non gouvernementales, les associations et
tout porteur d’initiatives d’intérêt général dans l’espace du Grand Ouaga, sont tenus

de se référer au SDAGO pour l’élaboration de leur programmes d’intervention », a-t-il
conclu.
Pour sa part, le directeur général du contrôle des opérations d’aménagement et de
construction, Yacouba Siko, a soutenu que tout manquement dans le cadre du
SDAGO est répréhensible. « On a des organes administratifs de contrôle du respect
des dispositions de SDAGO avec possibilité d’infliger une amende. Au-delà des
sanctions administratives, on peut se retrouver devant les juridictions, notamment le
tribunal administratif ou le tribunal de grande instance pour, soit être contraint à
rétablir les lieux tels qu’ils étaient, soient être condamné. C’est un outil que tout le
monde doit respecter ; c’est un texte de loi et il faut s’en tenir à cela », a-t-il prévenu.

Un projet qui remonte aux années 1999
« C’est dans le cadre de l’exécution de la seconde phase du Projet
villages-centres dans la banlieue de Ouagadougou (PVCBO) que l’idée
d’un Schéma directeur d’aménagement du Grand Ouaga (SDAGO) est née,
conduisant à son adoption par le Conseil des ministres le 28 juillet 1999,
pour l’horizon 2010 », explique Marc Ouédraogo.

Le Directeur général de l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie, Marc
Ouédraogo
Ainsi, près d’une décennie après l’adoption du SDAGO, des difficultés
persistaient, conduisant à sa mise en révision à partir de 2007. La version
révisée du SDAGO a été introduite en Conseil des ministres pour la
première fois en juillet 2009. Malheureusement, les différents
changements institutionnels n’ont pas facilité le portage diligent du
dossier, regrette Marc Ouédraogo. En juin 2018, le dossier du SDAGO
révisé a été réintroduit en Conseil des ministres pour approbation, à
l’issue d’une reprise de concertations à partir de 2016. Au regard du temps
écoulé, il a été instruit son réexamen par les acteurs concernés avant
adoption.
Le Grand Ouaga tel que présenté par les acteurs de l’urbanisme se présence comme
un projet futuriste prenant en compte tous les aspects d’un développement durable
harmonisé avec à la clef de commodités à même de changer le visage de la capitale
burkinabè.

Les actions majeures prévues dans le cadre du SDAGO 2020-2025 :