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Lotissement et restructuration au Burkina Faso: le MUH outille des élus locaux

Les villes du Burkina Faso connaissent un étalement exponentiel consécutif à des opérations de lotissement et de restructuration non planifiées depuis la période coloniale. Ainsi, le non-respect de certains principes et normes qui sous-tendent les opérations d’urbanisme a engendré des dérapages récurrents ces dernières décennies avec pour conséquences un épuisement prématuré du foncier urbain et de vives tensions sociales mettant parfois à mal la cohésion sociale dans les villes. C’est fort de ce constat que le ministère de l’urbanisme et de l’habitat, dans le cadre du Programme Décentralisation et Développement Communal (PDDC), a initié un atelier de formation, sur les procédures de lotissement ou de restructuration au Burkina Faso le 27 novembre 2019, à l’intention des élus locaux dans la Cité de Diaba Lompo. A cet effet, nous avons rencontré, le deuxième adjoint au maire de la commune de Fada, Fadel Alexandre THIOMBIANO, qui donne son avis sur cette formation.

 

M. le maire, dans le cadre du Programme décentralisation et développement communal, votre commune vient d’abriter une session de formation à l’intention des élus locaux sur les procédures de lotissement et de restructuration au Burkina Faso, quelle appréciation faite vous de cette démarche ?

Cette formation Il faut le dire, vient à point nommé parce que nous sommes dans une situation depuis un certain temps et on se demandait comment s’y prendre pour réaliser un lotissement dans une telle situation. Aujourd’hui, je crois que nous avons la chance d’avoir le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat qui a dépêché une équipe pour outiller les premiers responsables des communes concernées par le Programme décentralisation et développement communal pour leur permettre de mener à bien ces types d’actions et de gérer au mieux les questions de gestion foncière. Etant donné que le besoin des populations est pressant en matière de lotissement, il est bon d’avoir les rudiments nécessaires pour mener à bien ces genres d’opérations.

 

Comment comptez-vous mettre à profit les acquis de cette formation ?

La commune de Fada N’Gourma a la particularité de bénéficier d’une enquête parlementaire sur le foncier et aujourd’hui nous sommes sur le point de mettre en place une commission qui va travailler à apurer le passif du foncier. La formation d’aujourd’hui nous ouvre davantage l’esprit pour que nous puissions entamer cette démarche de façon participative pour que l’aboutissement puisse se faire sans remous sociaux.

Quelles sont les perspectives à courts termes ?

L’engagement à court terme c’est d’apurer le passif du foncier en collaboration avec les services techniques, ce qui est fondamental. La commune de Fada a hérité d’une zone lotie qui n’a pas été achevée. Ainsi une autorisation datant de plus de deux ans doit être reprise en collaboration avec le directeur régional de l’urbanisme et d’ailleurs toutes ces questions étaient déjà sur la table. Nous pourrons donc résoudre aisément ces problèmes liés au foncier.

 

Le mot de la fin ?

C’est de dire toujours merci au ministère de l’urbanisme et de l’habitat qui a compris qu’il était plus que nécessaire de venir vers les communes afin de les accompagner dans le processus de lotissement. Au-delà du lotissement, il nous faut penser à cette question d’urbanisation et à la question de la mobilité urbaine qui sont des réelles préoccupations des communes. Toutes ces dispositions doivent prises en comptent dans le plan d’aménagement pour construire des villes où il est agréable de vivre. Cet atelier nous ouvre donc l’esprit pour que nous prenions de bonnes décisions en matière de lotissement et de restructuration.