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Le GGGI promeut des villes vertes

Le PNDS s'est fixé pour objectif stratégique de promouvoir des villes durables. C'est entre autres raisons qui ont milité pour un partenariat entre le ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat et le Global Green Growth Institute-GGGI. Qu'est ce que le GGGI et ses objectifs.. , Quels sont les apports et les contributions au développement des villes vertes u Burkina Faso... Suivez ces réponses sur cet entretien réalisé par Karim NAMOANO avec Lamine OUEDRAOGO le chargé de programme de GGGI Burkina

Monsieur OUEDRAOGO, présentez nous le GGGI

Le Global Green Growth Institute - GGGI Le Global Green Growth Institute - GGGI (Institut Mondial pour la Croissance verte en Français) est une organisation intergouvernementale dédiée à soutenir et à promouvoir une croissance économique forte, inclusive et durable dans les pays en développement et les économies émergentes.

Mise en place en 2012, à la Conférence Ri0+20 des Nations - Unies sur le développement durable, le GGGI s'investit dans la transition vers un nouveau modèle de croissance économique, à savoir, la croissance fondée sur les principes de l'inclusion sociale et de la durabilité environnementale.

Le Siège de GGGI est à Séoul en République de Corée. GGGI dispose d’un Conseil de 15 membres et d’une Assemblée des membres. La présidence est assurée par Dr Ban Ki Moon (ex-Secrétaire Général des Nations Unies), qui a pris fonction le 20 Février 2018. L’exécutif est dirigé par le Directeur Général, Dr Frank Rijsberman.

Quelle est la vision de GGGI?

La vision de GGGI est : « Un monde résilient avec une croissance forte, inclusive et durable »

Sa mission est d’accompagner les pays membres de GGGI pour leur évolution vers un modèle de croissance verte en développant et mettant en œuvre des stratégies qui assurent la réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale, la durabilité environnementale et la croissance économique.

Ainsi, GGGI mène, entre autres, les actions suivantes :

  • le soutien des  pays en développement et des pays émergents  dans le domaine du renforcement des capacités pour élaborer et mettre en œuvre des plans de croissance verte au niveau national,  provincial  ou  local  en vue de faciliter la réduction de la pauvreté, la création d’emplois et l’inclusion sociale ;
  • la poursuite des recherches pour faire progresser la théorie et la pratique de la croissance verte,  en  tirant notamment parti de l’expérience des gouvernements et industries ;
  • la facilitation de  la  coopération  entre  public  et  privé  pour encourager  un  environnement  propice  à l’investissement, l’innovation, la production et la consommation éco-efficaces et à la diffusion des bonnes pratiques ;
  • la diffusion des connaissances fondées sur des données  probantes et amélioration de la sensibilisation du public à la croissance verte et au développement durable ; et
  • la réalisation de toute autre activité répondant aux priorités nationales et aux objectifs du GGGI

Au titre de l’année 2017, GGGI a accompagné les Etats membres pour mobiliser US$524 millions (soit environ 288 milliards de FCFA) en finance verte à travers des projets, instruments et mécanismes financiers nationauxLes villes vertes visent la mixité fonctionnelle, la promotion de l'efficacité énergétique et l’utilisation des énergies renouvelables. L’objectif étant de construire une ville compacte, économe en ressources environnementale et foncières, qui offre une meilleure qualité de vie à ses populations, qui consomme moins d’espaces, moins d'eau, moins d'énergie et produit moins de déchets. Les villes vertes peuvent offrir une plus grande sécurité contre les risques environnementaux et les changements climatiques.

Quel éléments qui militent pour le partenariat entre GGGI et le MUH et qu'attendez du MUH?

Le Burkina Faso est le 32e membre de l’organisation et fait partie de la région Afrique & Europe.

Son bureau - pays est base au sein du Ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique.

Ses interventions dans le pays sont basées sur un cadre de coopération décline en trois axes ;

  • le renforcement de l’adaptation et de la résilience au changement climatique, pour la mise en place des écovillages plus adapté et inclusif
  • le renforcement des investissements et du cadre de gouvernance verts en vue d’une économie verte, durable et inclusive.
  • la transition des villes vers la croissance verte (villes vertes)

Pour ce dernier axe, le partenaire majeur de sa mise en œuvre est le Ministère de l’urbanisme et de l’Habitat, au regard de la mission assignée a ce département ministériel. Pour cela, dans l’architecture institutionnelle de mise en œuvre du cadre de coopération entre le Burkina Faso et GGGI, le MUH préside et coordonne le groupe thématique « villes vertes ».

 

Après cet ateliers de validation des directives GGGI? quelles sont les futures actions?

Les futures actions sont :

  • l’adoption des directives cadres en conseil des ministres, si possible,
  • l’intégration des directives cadres dans la politique nation d’habit et de développement urbain, ainsi que le code de l’urbanisme en cours de relecture
  • le développement de stratégie de ville vertes spécifiques aux villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, assorties de projets de mise en œuvre de ces stratégies locales
  • l’identification d’autres villes qui seront transformées en villes vertes

Quelles contibution contribution des communes et de citoyens

Les communes sont les premiers acteurs de mise en œuvre de ces directives cadres, avec une forte implication des citoyens conformément Axe stratégique 2 du pilier « Gouvernance Verte et inclusive » desdites directives relatif à « l’inclusion sociale et la participation citoyenne ».

Votre mot de fin monsieur OUEDRAOGO

A partir de ce jour et, à travers ces directives cadres, le Burkina Faso fait partie du cercle ferme des pays qui ont effectivement engage la transition de leurs villes vers une croissance verte et inclusive.

L’élaboration de ces Directives pour le Développement des Villes Vertes au Burkina Faso a été réalisée de manière inclusive avec une forte implication de l’ensemble des parties prenantes. C’est l’occasion d’exprimer ici nos plus vifs remerciements à tous les partenaires burkinabè qui de près ou de loin, ont participé au processus d’élaboration de ce document. Les remerciements appuyés s’adressent particulièrement à M. Maurice Dieudonné BONANET, Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat.et aux membres du Groupe thématique « villes Vertes » avec à leur tête M. Stanislas GOUNGOUNGA, Secrétaire Général du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat.