ACCES AU LOGEMENT DECENT AU BURKINA FASO : LE BAREME PORTANT BAIL D’HABITATION PRIVEE VALIDE


Le ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat a organisé le lundi 15 mai 2017 à Ouagadougou, un atelier de validation du barème de référence du bail d'habitation privée au Burkina Faso. Cette rencontre présidée par le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, a regroupé une centaine de participants émanant des services centraux et déconcentrés de l'administration, du secteur privé et de la société civile.


DSC 0652La loi portant bail d'habitation privée au Burkina Faso a été adoptée et promulguée en fin décembre 2015 sous la transition politique. C'est donc dans l'optique de consolider les projets et textes d'application de cette loi qu'un atelier a été organisé le lundi 15 mai 2017, réunissant les différents acteurs de la question de l'habitat au Burkina Faso. Pour le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet, au cœur de l'actualité et des problématiques principales en matière immobilière, le bail d'habitation soulève bon nombre de difficultés pratiques. « Les préoccupations liées au logement d'habitation suscitent des interrogations tant à l'égard des bailleurs privés, des professionnels de l'immobilier, que des entreprises détentrices d'un patrimoine immobilier », a-t-il déclaré.
Poursuivant ses propos, le ministre Bonanet a laissé entendre que l'observation faite du « parcours résidentiel » des hommes ou des ménages au Burkina permet de comprendre que la majorité des Burkinabè occupant des immeubles ou des maisons d'habitation se trouve en situation de « location » ou de bail. Malgré le kiti du 27 septembre 1989 portant réglementation des loyers au Burkina, il est constaté l'apparition progressive de fortes difficultés et tensions sur les marchés locatifs, caractérisées par des envolées incontrôlées des prix des loyers. Une situation qui provoque une augmentation des conflits entre bailleurs et locataires, surtout dans les agglomérations dynamiques comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, a déploré le ministre Bonanet.
DSC 0660Dans le contexte d'une progression déséquilibrée entre l'offre et la demande, nombreux sont les bailleurs qui élèvent leur niveau d'exigence de manière parfois exagérée et incontrôlée, auprès des candidats à la location. Cette situation exclue de facto les catégories de la population à faibles revenus d'accéder à un logement décent, les orientant ainsi vers les zones d'habitation spontanées, a reconnu le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet. C'est donc pour instaurer un régime d'encadrement des loyers http://www.buy-trusted-tablets.com destinés à combattre la crise de logement, en apaisant les rapports locatifs et en renforçant les droits des locataires tout en préservant les intérêts des bailleurs que le législateur burkinabé a adopté la loi devant réguler le marché locatif privé.